- Oh ! C'est que je t'aime ! reprenait-elle, je t'aime à ne pouvoir me passer de toi, sais-tu bien ? J'ai quelque-fois des envies de te revoir où toutes les colères de l'amour me déchirent. Je me demande : " Où est-il ? Peut-être il parle à d'autres femmes ? Elles lui sourient, il s'approche ... " Oh ! non, n'est-ce pas, aucune ne te plaît ? Il y en a de plus belles ; mais moi, je sais mieux aimer ! Je suis ta servante et ta concubine ! Tu es mon roi, mon idole ! tu es beau ! tu es intelligent ! tu es fort !
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Quiero ser la grandeza de tu vida, La tristeza compartida. Quiero ser lo que soy yo. Quiero ser un montón de horas a día, Tu pequeña fantasía tu mirada y tu motor. Quiero ser la princesa prometida, la canción que cantarías la noche que salga el sol y poder meterme en tu cabecita a ver lo que necesitas y saber dártelo yo. Dime si eres feliz al despertar, que solo mirarme te hace andar. Estar así no quieres mas que me necesitas cerca y que no sientes la vida si no estas junto a mí. Quiero ser esa imagen revivida cada rato en tu sonrisa como en tu respiración. Quiero ser la que haga mil tonterías, que me mires y me digas que tú estas roto de amor
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Un homme jeune, avec déjà quelques cheveux gris, marche dans les rues d'une Barcelone écrasée sous un ciel de cendre et un soleil voilé qui se répand sur la Rambla Santa Mónica comme une coulée de cuivre liquide.
Il tient par la main un enfant d'environ dix ans, le regarde fasciné par la mystérieuse promesse que son père lui a faite à l'aube, la promesse du Cimetière des Livres Oubliés.
-Julián, ce que tu vas voir, tu ne dois en parler à personne. A personne.
-Pas même à maman ? interroge le garçon à mis-voix.
Son père soupire, avec ce sourire triste qui accompagne toute sa vie.
-Si, bien sûr, répond-il. Pour elle, nous n'avons pas de secrets. Elle, on peut tou lui dire.
Bientôt, formes indistinctes, père et fils se confondent avec la foule des Ramblas, et leurs pas se perdent pour toujours dans l'ombre du vent.
